Séville, ma ville
Il en est de Séville comme de Naples : les grandes métropoles du Nord les méprisent. Elles sont nonchalantes, ne travaillent pas assez et y règne la pagaille, dit-on à Milan et Madrid, villes plates, sans mer ou fleuve, « modernes ». C’est pourquoi je déteste Milan, sa gare, son brouillard et sa pollution. Madrid, d’où je reviens dans mes jardinets pour quelques jours, s’en sort à peine mieux. Heureusement que ce matin j’étais seul, à 9 h. 15, devant les Ménines et les Fileuses de Vélazquez.
Séville, donc, serait la quintessence des villes que j’aime. Paris, monumentale et intime ; Londres, avec ses quartiers si variés, ses barrios, où l’on passe d’un monde à l’autre ; Venise, lumineux labyrinthe qui nous égare dans nos errances ; Prague, ineffable la nuit avec ses réverbères et ses tavernes ; Rome, l’autre ville baroque en perpétuelle mise en scène d’elle-même ; Florence, aux deux rives et à la richesse culturelle syndromique.
Et Naples, évidemment, qui résiste aux modes avec le sourire aux lèvres malgré la dureté du monde : beaucoup de chômage les deux villes. Naples, où les Macdo sont rares et les tavernes multiples, Naples et ses habitants artistes de la vie…
Me manque seulement à Séville la multiculturalité de Londres, toutes les couleurs et les langues qui se côtoient dans un autobus, par exemple. J’y serai début février et j’ai hâte de voir comment, à mon retour au corral, le bananier aura dépéri pour mieux annoncer le printemps qui va recommencer.

Merci à mes lecteurs de toujours me suivre dans de prochains articles qui seront illustrés par des images en différé.
Et Naples, évidemment, qui résiste aux modes avec le sourire aux lèvres malgré la dureté du monde : beaucoup de chômage les deux villes. Naples, où les Macdo sont rares et les tavernes multiples, Naples et ses habitants artistes de la vie…
Me manque seulement à Séville la multiculturalité de Londres, toutes les couleurs et les langues qui se côtoient dans un autobus, par exemple. J’y serai début février et j’ai hâte de voir comment, à mon retour au corral, le bananier aura dépéri pour mieux annoncer le printemps qui va recommencer.

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